Macroéconomie - le marché du travail 1: transcript
- Jean-Baptiste Fleury
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Cette vidéo de macroéconomie introduit l'analyse du marché du travail comme préalable à la construction de la courbe d'offre globale (AS), dont l'objectif final est l'équilibre macroéconomique fixant le niveau général des prix et du PIB. L'auteur distingue d'abord deux types de chômage : le chômage conjoncturel, lié à la demande globale et à la position de la courbe AD, et le chômage structurel, lié aux structures du marché du travail. Il présente ensuite le marché du travail comme un marché où se rencontrent une offre et une demande de travail, avec des quantités de travail en abscisse et le salaire réel en ordonnée, défini comme le salaire nominal divisé par le niveau général des prix. La demande de travail vient des entreprises, qui maximisent leur profit en embauchant jusqu'à ce que la productivité marginale, décroissante, égale le salaire réel. L'offre de travail vient des ménages, qui arbitrent entre salaire et loisirs et offrent plus de travail quand le salaire réel augmente. L'intersection fixe le salaire et les quantités d'équilibre.
Key points
- Le marché du travail est un préalable à la construction de la courbe d'offre globale AS.
- Le chômage conjoncturel dépend de la demande globale et de la position de la courbe AD.
- Le chômage structurel dépend des structures du marché du travail.
- Sur le marché du travail, le prix fixé est le salaire réel, soit le salaire nominal divisé par le niveau général des prix.
- La demande de travail vient des entreprises, qui maximisent leur profit.
- Les entreprises embauchent jusqu'à ce que la productivité marginale, décroissante, égale le salaire réel.
- L'offre de travail vient des ménages, qui arbitrent entre salaire et loisirs.
- L'intersection de l'offre et de la demande fixe le salaire réel et les quantités de travail d'équilibre.
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Dans cette vidéo, on va étudier le marché du travail. Et il est important d'étudier le marché du travail parce que c'est un préalable à la construction de AS. Notre objectif depuis le début, c'est d'étudier AS et AD. Et donc l'objectif, c'est d'étudier l'équilibre macroéconomique qui fixe le niveau général des prix et le niveau général du PIB. Jusqu'à présent, on s'est intéressé à AD et d'une certaine manière, il nous manque l'autre moitié de l'explication, c'est-à-dire il nous manque l'étude des conditions de production des entreprises. On sait que les les entreprises répondent à la demande, c'est-à-dire que à un moment donné AS et AD, donc l'offre globale et la demande globale vont se croiser en un point d'équilibre ici vont fixer un niveau général des prix et un niveau de PIB.
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Pour comprendre comment les entreprises embauchent et comment ça se fait que il peut y avoir du chômage, il faut comprendre le marché du travail. Donc avant d'analyser AS, ce qui est notre objectif et ça va être en fait le cadre de l'analyse des prochaines vidéos, il faut déjà comprendre comment fonctionne le marché du travail et comment on peut relier cette histoire de marché du travail avec ce graphique qui représente l'équilibre macroéconomique. Donc qui dit marché du travail dit en fait chômage puisque implicitement si les gens sont embauchés sur le marché du travail et bien ceux qui ne sont pas embauchés et qui par exemple voudraient travailler et bien sont au chômage.
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Alors tout de suite on va rentrer dans une classification entre deux types de chômage. Le premier type de chômage est le chômage dit conjoncturel. Ce chômage conjoncturel c'est un petit peu ce qu'on a étudié jusqu'à présent. C'est-à-dire jusqu'à présent, je refais le graphique, on a étudié AD, la fonction de demande globale et en fait on s'est intéressé on s'est pas vraiment intéressé à AS. On a dit bah AS pour l'instant on peut on pourrait avoir quelque chose d'horizontal dans la situation kinésienne et puis ensuite plus on se rapproche du plein emploi plus c'est croissant des prix et puis quand on arrive au plein emploi voyez euh ici on serait au plein emploi et donc ce qu'on a dit c'est voilà les entreprises réagissent uniquement par les quantités à un certain moment c'est-à-dire quand on est vraiment vraiment en sous-emploi c'estàd quand on est vraiment dans la partie gauche de ce graphique si la demande globale augmente Voyez, les entreprises augmentent le PIB
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de Y1 à Y2. Donc elles elles augmentent le PIB, c'estàd elles répondent à une augmentation de la demande de produit en produisant plus pour produit pour produire plus étant donné qu'on est à court terme, elles embauchent plus. Mais en disant ça, finalement, on a rien dit sur le marché du travail parce que on a on a imaginé et c'est un petit peu c'est un petit peu la présentation qu'on donne aux étudiants de la théorie kénésienne comme ça en première analyse en introduction en disant que bah finalement dans la théorie kinésienne, il y a pas vraiment de marché du travail. Les entreprises vont piocher les individus dont elles ont besoin. Quand il s'agit d'augmenter la production, et bien elles vont sur le marché du travail et elles trouvent très facilement les individus dont elles ont besoin. Elle les embauchent et du coup hop, vous voyez, on passe de Y1 à Y2, on augmente le produit et ce faisant, on réduit le chômage. Évidemment, quand on dit ça, on dit pas grand-chose sur le marché du travail. On n'explique pas comment se rencontre l'offre et la demande de travail. Et maintenant qu'on va s'intéresser à AS, mais avant de faire
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ça, il faut s'intéresser au type de chômage. Ici, pour introduire le chômage conjoncturel, et bien intuitivement, c'est ce qu'on a vu depuis le début, c'est-à-dire c'est cette idée que ce serait un chômage qui dépend de la demande globale, c'est-à-dire c'est un chômage qui dépend de la la position de la courbe AD. Imaginons que il y ait une crise économique et que on passe de AD2 à AD1, vous voyez ? Imaginez qu'il y ait un retournement d'anticipation euh avec un effet multiplicateur négatif, et bien on se pos on passerait de là à là et il y aura une baisse du produit et donc il y aura une augmentation du chômage. Cette augmentation du chômage, elle serait dû uniquement à ces revirements qui sont liés à la demande globale. Et donc quand le chômage est lié finalement à la demande globale, on parle de chômage conjoncturel.
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Mais il y a un autre type de chômage. Et ce chômage là, c'est un chômage que l'on appelle un chômage structurel. Structurel pourquoi ? Parce que le chômage dit structurel dépend des structures. Structure de marché en particulier des structures du marché du travail. Donc il dépend du marché du travail. Alors, le marché du travail, c'est un marché, on pourrait dire comme un autre, dans lequel se rencontre une demande et une offre de travail. Donc ici, ce qui va être fixé en terme de quantité, vous rappelez les quantités sont négociées à certains prix. Ça c'est un marché entre les offreurs et les demandeurs. Et à un moment donné, on arrive à un équilibre qui fera qui fixera les quantités d'équilibre et le prix d'équilibre.
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Bien, ici, on est sur le marché du travail. Je mets L pour travail, labor en anglais. Ça veut dire que les quantités qui vont être fixées sont des quantités de travail, des heures de travail. Le prix qui va être fixé ici en en ordonnée, on met toujours le prix. Le prix qui va être fixé, c'est pas le niveau général des prix petit P parce que le niveau général des prix, il est fixé par la rencontre entre AS et AD. Juste pour vous remontrer, regardez, on revient à AS et AD. Vous voyez, ici, c'est niveau général des prix. L'inflation, c'est fixé par la rencontre entre AS et AD. Le prix qui est fixé sur le marché du travail, c'est le salaire réel. Le salaire réel, c'est quoi ?
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C'est le salaire nominal W petit W divisé par le niveau général des prix P. Pourquoi est-ce qu'on négocie un salaire réel ? On négocie un salaire réel parce que ce salaire réel là en fait nous indique le pouvoir d'achat du salaire. Les individus vont négocier un certain salaire nominal, c'est-à-dire qu'ils vont négocier avec les entrepreneurs. Quel est le montant en euros qui figurera sur leur fiche de paye ? ce nombre d'euros par mois, c'est ce qu'on appelle le salaire nominal. C'est petit W. En réalité, ce que les individus ont dans leur tête, c'est pas simplement un salaire nominal. C'est pas simplement un nombre d'euros. Ce qu'ils ont en tête, c'est une quantité de monnaie qui va leur permettre d'acheter des biens. Et donc, en fait, ce qu'ils ont en tête, c'est le salaire réel. Je veux gagner, je sais pas, 2500 € par mois parce que implicitement, je sais que avec 2500 € par mois, compte tenu des prix du logement, compte tenu des prix des voitures, compte tenu des prix des tablettes tactiles, de la nourriture, et
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bien je pourrais m'acheter un une certaine quantité de logement, de voitures, de tablettes tactiles et cetera. Donc les individus négocient ce salaire nominal mais ils ont en tête le salaire réel puisque ils ont en tête en fait de pouvoir avoir un certain pouvoir d'achat. Ici, ce qui est négocié, ce qui est déterminé sur le marché du travail et ce qui est ce qui fait partie de la réflexion des offreurs comme des demandeurs de travail, c'est le salaire réel. Bien sûr, comme je l'ai dit, le niveau des prix, il est déterminé par la rencontre entre AS et AD ici. Donc, il est fixé sur l'équilibre macroéconomique. Et donc, ce qui va être concrètement négocié sur le marché du travail, c'est le salaire nominal. Mais comme je l'ai dit, ce qui est concrètement négocié, c'est le salaire nominal avec en tête un salaire réel.
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Alors, c'est un marché et donc sur un marché se rencontre, offre et demande de travail. Alors, ne confondez pas l'emploi et le travail. Le travail c'est la force de travail. Donc les individus qui demandent du travail, c'est-à-dire les les agents qui demandent de la force de travail sont les entreprises et non pas les ménages. L'offre de travail, elle est le fait des ménages. Ce sont les ménages qui offrent leur force de travail contre rémunération. Alors l'offre et la demande de travail vont avoir des formes très usuelles, très habituelles. Ici, on va avoir la demande de travail et puis on peut brancher là-dessus une offre.
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On va décomposer. Donc la demande de travail, elle vient des entreprises. Les entreprises maximisent leurs profits. Là en fait on fait un raisonnement microéconomique. Le marché du travail c'est pas mal d'analyses micro. Et donc si vous vous souvenez plus du fonctionnement d'un marché, il faut revoir euh les cours de micro euh des d'autres vidéos sur l'équilibre de marché et sur le comportement des agents. Mais ici, les entreprises maximisent leurs profits. Et pour maximiser leur profit, elles choisissent les quantités, c'est-à-dire ici elles choisissent les quantités de travail tel que le bénéfice marginal, c'est-à-dire le bénéfice de la dernière unité embauchée est égal au coût marginal de la dernière unité embauchée.
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C'est-à-dire que les entreprises continuent d'embaucher un individu supplémentaire tant que le bénéfice de cet individu supplémentaire dépasse le coût de ce nouvel employé. Le coût du nouvel employé, c'est le salaire réel qui est demandé par le nouvel employé. Le bénéfice que rapporte le nouvel employé, le dernier employé, donc le bénéfice marginal, c'est en fait ce qu'on appelle la productivité PTE, productivité marginale, c'est-à-dire c'est ce que rapporte le nouvel employé à l'entreprise. Et donc, les entreprises continuent d'embaucher tant que le bénéfice marginal est supérieur au coût marginal. Quand le bénéfice marginal est supérieur au coût marginal, ça veut dire que la dernière heure travaillée me rapporte plus que ce qu'elle m'a coûté.
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Donc je continue euh je continue d'embaucher jusqu'au moment où je ne peux plus faire de profit sur la dernière unité embauchée. Au quel cas bénéfice marginal égal coût marginal. Comment se comporte la productivité marginale ou le bénéfice marginal pour l'entreprise ? Et bien par hypothèse, on considère que la productivité marginale est décroissante. C'est-à-dire que l'unité supplémentaire que j'embauche va me rapporter bien sûr, mais il me rapporte de moins en moins à mesure que j'embauche beaucoup de gens parce que les gens que j'embauche sont de moins en moins productifs parce que je les fait travailler plus longtemps. Si vous travaillez 39h au lieu de 35, vous allez produire plus au cours d'une semaine évidemment puisque vous avez travaillé 4 heures de plus. Mais les quatre dernières heures que vous avez travaillé en plus des 35 he pour arriver à 39 et bien elles sont moins productives. Donc à la marge. La productivité de ces 4 heures sont moins est moins forte que euh la productivité euh des heures précédentes. Euh c'est la même chose
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pour une journée de travail. que vous êtes plus productif le matin que l'après-midi par heure. Donc la première heure du matin est plus productif que la dernière heure de l'après-midi. Donc la productivité marginale, elle est décroissante. Donc ici la courbe de demande des entreprises, c'est en fait exactement comme la courbe de demande du consommateur. C'est la courbe de bénéfice marginal qui ici est égale à la productivité marginale. Vous voyez que plus j'embauche d'individu, donc plus il y a de quantité de travail ici, plus la productivité diminue. Et donc si je veux égaliser productivité marginale au coût marginal, bah je prends un coût marginal. Imaginons que ce soit ce salaire réel là qui soit négocié par exemple. Et bien je regarde à ce salaire réel là, j'égalise productivité marginale, bénéfice marginal, c'est pareil au salaire réel et ça me donne la quantité que l'entreprise souhaite embaucher. LD donc la courbe de demande c'est la courbe de bénéfice marginal ou de productivité marginale. Et quand on légalise avec le coût marginal ici le salaire réel, et bien j'ai les quantités
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que je souhaite embaucher pour l'entreprise. Si j'ai un salaire réel plus faible, regardez, et bien l'entreprise est prête à embaucher plus d'individus parce que cet individu là me rapporte moins, mais peu importe, il me coûte également moins à la marge. Et donc évidemment l'égalité entre bénéfice marginal et coût marginal se fait pour des quantités plus fortes. Alors, de la même manière, l'offre de travail des ménages, elle est croissante du salaire réel. Donc là, on est dans un raisonnement micro. Les ménages maximisent leur utilité ou maximise leur satisfaction en choisissant les quantités QTE, les quantités de travail elles offertes. Le travail, ça me permet d'avoir un salaire. Donc le travail apporte un bénéfice marginal qui est le salaire pour le c'est un coût marginal pour l'entreprise mais c'est le bénéfice marginal pour le salarié. Une heure de travail supplémentaire me
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rapporte ce salaire horaire. Mais le problème c'est que plus je travaille, moins je peux avoir de loisirs. Sauf que plus je travaille, plus j'ai de ressources pour avoir des loisirs. Donc le calcul rationnel de l'individu, il doit balancer entre les bénéfices liés au salaire et le coût d'opportunité de travailler qui est en fait de passer du temps tranquillement à avoir des loisirs. Donc le résultat de ce calcul rationnel, c'est que les individus ont tendance à augmenter les quantités travailler plus le salaire augmente. Regardez, on part d'un salaire réel ici et puis on va faire augmenter le salaire réel. On va le mettre là par exemple un autre salaire réel. Et vous voyez si on a une lo l'offre, on a une certaine quantité offerte là et puis quand le salaire réel augmente et bien les individus décident de travailler plus.
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travailler plus pour gagner plus comme disait un homme politique simplement. Donc ça c'est sur une partie de la courbe d'offre et par convention on a on a tendance à dire que au bout d'un moment au bout d'un moment travailler plus même pour gagner plus n'est plus très intéressant pour l'individu parce que il sacrifie trop de temps au travail et pas assez au loisir et donc au bout d'un moment on a par convention tendance à considérer que la fonction d'offre de travail elle repart dans l'autre sens pour des quantités travaillées très fortes et pour à des niveaux de salaires très forts. Au bout d'un moment, les individus disent "Non, là même si on me propose plus, je vais pas augmenter mes quantités travaillées, je vais travailler un peu moins et garder euh le revenu stable." Alors maintenant, on va les mettre ensemble. Donc je vais refaire ce graphique là parce que maintenant il est il y a trop de choses écrites. Donc ici, on a les quantités de travail, quantité de travail, ici on a le salaire réel, on a une fonction d'offre. Bon, je refais pas la partie qui repart dans l'autre sens, c'est juste le cas général, mais c'est pas très intéressant puisqu'on sait que l'intersection, elle va se passer dans la partie qui est croissante.
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Euh et puis la demande de travail des entreprises. Voilà, donc offre et demande de travail, offre des ménages, demande de travail des entreprises se rencontent sur le marché du travail. La négociation entre les offreurs et les demandeurs de travail permet de fixer un salaire d'équilibre. On met un petit petite étoile et des quantités d'équilibre qui sont le résultat de la négociation entre les offreurs et les demandeurs de travail.
Questions
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Pourquoi étudier le marché du travail avant la courbe AS ?
Parce que le marché du travail est un préalable à la construction de AS. Il permet de comprendre comment les entreprises embauchent et comment peut apparaître le chômage.
Qu'est-ce que le chômage conjoncturel ?
C'est un chômage qui dépend de la demande globale et donc de la position de la courbe AD. Une baisse de la demande globale, par exemple lors d'une crise, réduit le produit et augmente ce chômage.
Qu'est-ce que le chômage structurel ?
C'est un chômage qui dépend des structures, en particulier des structures du marché du travail. Il se distingue du chômage conjoncturel lié à la demande globale.
Quel prix est fixé sur le marché du travail ?
C'est le salaire réel, c'est-à-dire le salaire nominal divisé par le niveau général des prix. Le niveau général des prix, lui, est fixé par la rencontre entre AS et AD.
Qui demande et qui offre du travail ?
Les entreprises demandent de la force de travail et les ménages offrent leur travail contre rémunération. Il ne faut pas confondre l'emploi et le travail.
Pourquoi la productivité marginale est-elle décroissante ?
Parce que les unités de travail supplémentaires rapportent de moins en moins à mesure que l'entreprise embauche. Les dernières heures travaillées sont moins productives que les précédentes.
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